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PAYSAGES HUMANISES

Palhàs : une vallée se couvre de terrasses

Située dans le Cantal et sur quelques kilomètres en Haute-Loire, la vallée de la Sianne coincée entre les deux plateaux de la Planèze et du Cézallier correspond à ces territoires très accidentés appelés les pays coupés. La vallée présentait une terre peu propice aux activités humaines, mais à toutes les époques les populations ont su tirer profit du sol et du climat. Les pentes ont été couvertes de terrasses pour la culture de la vigne.

Lorsque la population était à son maximum dans la partie la plus large de la vallée de la Sianne, à savoir autour du bourg d’Auriac (devenu par décret Auriac-l’Eglise en Juillet 1918) toutes les entités paysagères ont été utilisées pour une production agricole la plus rationnelle possible où chaque parcelle fut utilisée. Cette appropriation de l’espace a laissé des traces sur le paysage. La pierre sèche est le meilleur témoin de cette activité humaine.

Abandonnées depuis le milieu du 20ème siècle, les palhàs, nom local en occitan donné pour parler des terrasses agricoles en pierres sèches dans le Pays de Massiac, s’échelonnent de la départementale 20 qui serpente au fond de la vallée de la Sianne et presque jusqu’à la crête des collines sur plus de 10 kilomètres, d’Auriac l’Eglise (Cantal) au Babory de Blesle (Haute-Loire). Les innombrables murettes dont certaines s’allongent sur plus de 100 mètres, frappent par l’impression d’unité, résultat d’un travail parfaitement ordonnancé durant des décennies.

Elles ont encore fière allure ces palhàs. Lors de leur construction au 19ème siècle, les paysans bâtisseurs de la Vallée ont respecté les courbes et les formes des terrains à gagner, aménagés des murets de différentes hauteurs en tenant compte des rochers, alignés des séparations dans le sens de la pente, prévus des chemins de traverse, construits des cabanes.
Ils ont côtoyé les prospecteurs et les mineurs qui ont ouvert par endroit des bouches béantes pour la recherche de 

l’antimoine. Une dizaine de tunnels sont encore visibles au milieu des terrasses. Un autre aspect de la mémoire du travail en milieu rural.

Malgré l’envahissement par la végétation sauvage et l’extension de la forêt par marcottage naturel, une observation précise des centaines de terrasses est rendue possible, principalement à la sortie de l’hiver. Lorsque le soleil ne rencontre plus l’obstacle du feuillage, les palhàs offrent à l’oeil nu leurs étages sinueux et leur couleur due à la pierre de basalte qui se détachent sur le tapis doré des feuilles mortes.