• AURIAC-L’EGLISE

    Rencontre-passion avec Jean-Paul Rickelin, l’homme qui murmure à la faune du Cantal

    Lundi 19 octobre une soirée consacrée à la photographie animalière dans le Cézallier et le Cantal mettra en lumière la passion de Jean-Paul Rickelin photographe animalier qui connaît intimement (...)

  • EDITION

    Parution du 19ème cahier annuel des Amis du Vieil Allanche et du Cézallier

    Intitulé « Cézallier ceux d’en haut » le nouveau cahier N° 19 constitue une nouvelle fois une mémoire vivante du pays, un apport documentaire et ethnographique précieux avec des articles riches (...)

  • ETE 2026

    Gros succès pour l’exposition photos sur le Cézallier

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  • 25èmes ESTIVALES 2026

    Un programme patrimoine et convivialité

    Durant l’été, habitants, vacanciers et amoureux du patrimoine du Cézallier pourront se retrouver autour d’un programme dense mêlant découvertes culturelles, rencontres humaines et exploration du (...)

  • TRANSMISSION ORALE

    Quand la parole faisait mémoire

    La mémoire des familles a longtemps circulé sans jamais s’écrire. Elle passait d’une bouche à l’autre, d’une génération à l’autre, portée par les voix, les gestes, les silences et les saisons. (...)

  • VALEURS ET TRACES

    La conservation des papiers de famille

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  • COMMEMORATION 2026

    Souvenir de la Résistance au Bosberty et buron de Margemont

    Deux manifestations du souvenir ont été organisées samedi 30 mai 2026 au village du Bosberty (Anzat-le-Luguet) et près du buron de Margemont (Molèdes) sur le bord des estives du Cézallier pour (...)

  • TOURISME VERT

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  • ESTIVES DE VEZE

    Le buron du Caire restauré accessible en visite libre

    Restauré dans le cadre du projet Repaires initié par Hautes Terres Communautés et la commune de Vèze, le buron du Caire situé au coeur des estives du Cézallier est désormais accessible à la (...)

  • ASSEMBLEE GENERALE 2026

    Rapport d’activités 2025

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Patrimoine
Les Activités
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Les charbonnières

La fabrication du charbon de bois représentait une activité régulière dans la vallée de la Sianne, notamment dans la première moitié du XXème siècle. La qualité de ce combustible provenait de l’art de la carbonisation par les chaufourniers et par la nature du bois utilisé.
La dernière charbonnière d’Auriac-l’Eglise a cessé toute activité en 1984.

CHARBONNIERE D’AURIAC-L’EGLISE
Les sept marmites du Fenadou
Les sept marmites du Fenadou

Dans une immense clairière au sol meuble et parfaitement plat, à la limite de la commune, au lieu-dit le Couderc de Giscle, on fabriquait du charbon de bois dans sept grands fours cylindriques en tôle.Une activité qui a pris fin en 1984.


Les sept marmites en activité jusqu’en 1984

Sur le haut d’Auriac-l’Eglise, on pouvait encore voir au début des années 80 des fumées noires s’échapper vers le ciel.Elles provenaient de la charbonnière du Fenadou.

Toute la nuit les fours crachaient des flammes. Tôt le matin, il s’agissait de repousser les fumerons loin du charbon incandescent que les charbonniers déversaient dans une benne. Toute la journée il fallait surveiller les « évents » pour laisser passer l’air en bas des différents fours, éviter le risque d’embrasement. Les charbonniers s’affairaient autour des fours en pleine activité et à l’aide d’une échelle plongeaient un grand poteau dans les entrailles des fours pour réactiver le processus de carbonisation.

La combustion du bois nécessitait une journée entière durant laquelle il fallait contrôler le feu en observant les nuages de fumée qui s’enfuyait de chaque foyer. Une fois les coupes de bois empilées et les fours remplis, les grandes marmites étaient recouvertes d’un couvercle en ferraille. L’allumage des fours à l’aide de torches, vers 18h30, restait l’opération la plus délicate et durait environ une heure, le temps de bien équilibrer le feu dans les meules d’acier.

Un charbon de bonne qualité était obtenu au terme d’une combustion lente et bien sûr incomplète avec du bois dur de la région qui n’était pas utilisé dans l’usine à pâte à papier de Langeac. Chaque foyer produisait 200 à 300 litres de charbon de bois. Celui-ci était mis en sacs de 25 ou 50 litres, empilés sur des palettes prêtes pour servir la soixantaine de clients de la petite entreprise.

La production du charbon de bois sur le site d’Auriac aurait pu être rentable, la région possédant des ressources en bois durs. C’est un accident du travail du propriétaire qui a mis fin en 1984 à la charbonnière du Couderc de Giscle au-dessus de Fraissinet, après sept années d’activités.

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La production du charbon de bois a également eu lieu au cours de la seconde guerre mondiale dans le bois d’Anliac au dessus de La Croze d’Auriac-l’Eglise, ainsi que sur les côtes de Bonarme (Molèdes).
Le charbon de bois étant très utile alors que le gazogène remplaçait l’essence devenue rare. Des prisonniers allemands ont poursuivit l’activité durant trois ans après la guerre.