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La vie agricole : témoignages (2)

CHASTRES/TEMOIGNAGE
Du labour aux semailles
Du labour aux semailles

La période des labours et des semis mettait à contribution, attelages et bouviers, pendant une quinzaine de jours, pour des travaux très denses et soutenus. Animaux et hommes se connaissaient très bien et collaboraient à la même rude et lourde tâche. En attendant l’été et de belles moissons.

Pendant la période hivernale, chaque jour, après le nettoyage de l’étable, deux ou trois tombereaux de fumier étaient déversés dans les champs sous forme de « bourdiraux » (petits tas espacés de quelques mètres) répartis sur l’ensemble des champs.
Avec la fonte des neiges et le soleil printanier, les bouviers, munis d’une fourche à quatre dents, le « fourchas », étalaient, (on disait écartaient), à tours de bras le fumier qui, peu à peu, allait imprégner le sol jusqu’au moment des labours (1).

La période des labours et des semis mettait à contribution, attelages et bouviers, pendant une quinzaine de jours, pour des travaux très denses.
Les boeufs, certes moins rapides que les chevaux, mais plus puissants, tiraient à longueur de journée, le lourds brabants à deux versoirs. Ils obéissaient, sans problème à la voix du laboureur muni d’un aiguillon qu’il utilisait très peu. Animaux et hommes se connaissaient très bien et collaboraient à la même rude et lourde tâche.

L’homme, les poings serrés sur les mancherons du brabant, guidait l’outil pour que le sillon soit le plus régulier et le plus droit possible. Les boeufs avançaient d’un pas régulier et puissant. Le couteau fendait la terre, le soc s’enfonçait et la soulevait, le versoir continuait l’ouvrage en la retournant sur le sillon précédent.
Arrivé en bordure du champ, l’attelage faisait demi tour à la voix, tandis que l’homme soulevait l’arrière du brabant et faisait pivoter les versoirs pour reprendre le sillon en sens inverse. Après une dizaine de jours, grâce à un rythme soutenu, les labours étaient terminés.

La herse, plus légère que le brabant, tirée par les chevaux plus rapides que les boeufs, finissait d’émietter les mottes de terre et rendait la surface du champ meuble et plane pour recevoir les semis.
Le semeur, balisait alors le champ en « sillous », bandes parallèles de quelques mètres de large, limitées par des poignées de paille alignées, plantées dans la terre meuble. Les sacs de semence triée après le battage et conservée au grenier pendant l’hiver, étaient alors amenés à l’entrée du champ.
Le semeur remplissait son « samenou » (sac en toile ou en paille tressée) porté en bandouiller, tenu ouvert par une main, alors que de l’autre, du geste auguste, il lançait le grain à la volée sur toute la largeur du « sillou », parcourant le champ à pas mesurés et réguliers.
Le semis terminé, un second hersage enfouissait les grains dans la terre meuble. Le roulage terminait le travail, fixant encore les grains à la terre et rendait la surface du champ encore plus plane.

Les blés levaient alors : les champs reverdissaient. Mais parfois, avec eux, les « chouchides », (chardons tendres et piquants) envahissaient les champs. Travail supplémentaire pour les bouviers, qui le « fessous » à la main, parcouraient les champs pour arracher une à une, les mauvaises plantes envahissantes.

L’agriculteur s’en remettait alors au temps, aujourd’hui, on dirait à la météo, attendant que le blé pousse de son plein gré, sans traitement et sans engrais. Il attendait que ses blés tournent, passant du vert au blond, pour préparer la moisson.

Denis Hermet

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1) Souvenirs du travail agricole dans les années 1950 au hameau de Chastre, dominant la vallée de la Sianne, aujourd’hui commune d’Allanche

VEZE/TEMOIGNAGE
De la coupe à la faucille au battage
De la coupe à la faucille au battage

Avec le mois d’août, les blés « tournaient » peu à peu. La blondeur des champs remplaçait leur vert pâle qui s’était déjà dégagé du vert plus soutenu des pâtures et des regains. Environ la moitié des surfaces exploitées blondissaient peu à peu avec la fin de l’été. Voici venu le temps des moissons.

« Au village de Vèze, la famille Magne, le père, petit et fluet et reconnaissable à son chapeau de feutre, le fils, grand et filiforme sous la casquette à petits carreaux, commençaient la moisson de leur seigle ou blé russe dès leur maturité.
Ils possédaient trois petits champs à mi pente sur le versant sud du ruisseau du Lac. Les vaches ramenées au pâturage après la traite, le lait déposé à la laiterie, ils quittaient le village pour gagner leur champ, avec comme seuls outils, la faucille et le « liadou », bâton pointu pour lier les gerbes

Arrivés sur les lieux, ils tombaient la veste et commençaient la moisson. Pliés en deux, ils saisissaient successivement à pleine main une touffe de blé qu’ils tranchaient d’un coup de faucille à quelques centimètres du sol. Ils amassaient ainsi plusieurs touffes contre leur genou.
Dès que le tas était assez important pour faire une gerbe, ils le posaient sur le sol en prenant bien soin d’aligner le cul de la « javelle » et de ne pas trop briser les longues pailles de seigle. A midi, la coupe du blé était terminée, le champ était recouvert de javelles bien alignées.

Une autre solution consistait à utiliser la faux équipée d’un râteau. Chaque coup de faux ramenait la paille coupée et la déposait unie dans l’andin bien régulier. L’andin était ainsi formé d’une succession de touffes de paille déposées les unes à la suite des autres. Dans ce cas, il fallait intervenir une deuxième fois pour former les javelles, en rassemblant et alignant plusieurs touffes de paille ramenées par la faux.

Le repas était pris à la maison. Si le champ n’était pas trop loin, le panier était apporté par les femmes. Le casse-croûte, arrosé d’un vin tiré au tonneau, se déroulait à l’ombre d’un chêne ou d’un hêtre bordant le champ. Une sieste assez brève permettait de récupérer avant de se remettre à l’ouvrage.

LE BATTAGE A L’ANCIENNE

"A l’arrière saison, les jours de pluie étaient réservés au battage. Sur le sau, on installait l’âne, sorte de courte échelle, très large, avec des barreaux allongés. Chaque batteur, saisissait alors une gerbe, une main au lien et l’autre tenant une poignée de paille au cul de la gerbe et frappait la tête contenant les épis, contre les barreaux de l’âne. Les grains mûrs crépitaient sur le sol, au milieu des épis éclatés et des balles (première enveloppe du grain).


Chaque gerbe battue, était ouverte, les pailles cassées enlevées, et reformées en petites gerbes d’une dizaine de centimètres de diamètre : les cleus étaient prêts. Les grains et les balles tombés au sol, étaient passés au vannoir ou ventadou. Le vent produit par l’ailette emportait les balles et restes d’épis, tandis que le grain plus lourd traversait le tamis et s’écoulait lentement dans le sac. Une partie était réservée pour les prochains semis, l’autre servait de nourriture aux animaux.

Le printemps revenu, le père Magne et son fils montaient sur le toit et déchaumaient une bande de deux ou trois mètres de large, de haut en bas de la toiture. Ensuite ils commençaient la couverture, disposant les « cleus côte à côte, bien serrés les uns contre les autres, les liant aux barres transversales clouées sur les poutres.
A mesure qu’ils montaient, ils égalisaient bien le chaume à l’aide d’une planche crénelée faisant fonction de taloche. Arrivés au faîte, ils liaient plusieurs cleus ensemble et les retournaient à cheval sur les deux versant du toit. Le soir, une partie nouvelle recouvrait la chaumière. Le toit, se divisait alors en bandes verticales allant du brun foncé pour les plus anciennes, au jaune paille pour les dernières.

Aucun achat n’avait été nécessaire, aucune entreprise extérieure n’était intervenue, aucune taxe n’avait été prélevée. L’agriculteur polyvalent, tour à tour laboureur, semeur, moissonneur, transporteur, batteur, et chaumier, avait donné toute la force et son intelligence pratique pour renouveler son toit..."

Denis Hermet

CHASTRES/TEMOIGNAGE
De la moisson à la bouade (rentrée des céréales)
De la moisson à la bouade (rentrée des céréales)

La récolte du fourrage (fenaison) étant terminée, restait encore à faire la moisson des céréales, le blé, seigle, avoine, orge...). Dans le milieu du XXème siècle, cela représentait toujours une période d’activité très intense, même si elle se mécanisait rapidement. Retour sur un temps fort collectif à la ferme de la Boria (Feydit/Allanche), essentiel pour la vie du village.

"Début Août les premières céréales étaient prêtes pour la moisson. Le soir, après le travail, le « coare » passait dans les champs, cueillait un épi, l’écrasait dans sa main et croquait un grain pour savoir si la moisson pouvait commencer. Si, pour les petits paysans, la moisson se faisait à la faux, (voir le père Magne à Vèze), à la boria, elle était déjà mécanisée.

Première mécanisation : la faucheuse avec une claie de relevage fixée à la barre de coupe pour former la javelle. 

La faucheuse, aux roues en fer, tirée par deux chevaux, tournait sur le champ, commençant par l’extérieur et terminant en coquille d’escargot vers le centre. La lame, entraînée par les roues lorsque la machine avançait, oscillait entre les doigts métalliques de la barre de coupe et tranchait le blé à quelques centimètres du sol. Le blé coupé, tombait sur la claie.
Le moissonneur, assis sur un siège, actionnait une pédale qui rabattait la claie, lorsque la javelle était prête. Celle-ci était alors déposée sur le sol, à l’arrière de la machine. C’est là qu’intervenaient les lieurs, répartis tous les dix mètres sur le passage de la faucheuse.
Chaque homme, prenait une javelle ( brassée de paille), l’attachait avec un lien qu’il faisait lui-même en tordant une poignée de paille qu’il nouait avec le « liadou » (bâton pointu permettant de serrer le lien) et déposait la gerbe ainsi formée au large, avant que l’attelage ne repasse.

Deuxième mécanisation : la moissonneuse lieuse. 

Comme la faucheuse elle était tirée par deux, voir trois chevaux de front, car elle était plus lourde que la faucheuse. Le blé, coupé par la barre de coupe, était entraîné par un tapis roulant vers le lieur mécanique, situé à l’arrière de la machine, qui attachait chaque javelle avec une ficelle. La gerbe ainsi formée était rejetée sur le côté afin de libérer le passage suivant. Ici plus besoin d’homme lieur.

La moisson du champ terminée, les gerbes étaient rassemblées et les moissonneurs construisaient de petites meules (les plangeous), où les gerbes étaient empilées en rond avec les épis au centre. Chaque meule correspondait à un ou deux chars de paille.
Venait alors le jour du ramassage de la paille. Dure journée pour les attelages. Trois ou quatre attelages « tournaient » des champs à l’aire de battage, près des granges de la ferme.

La rentrée des céréales à la ferme

Les céréales étaient alors stockées par catégories à proximité de l’aire de battage, entre la grange des brebis et la grange de la « basta » (des vaches).
Tout le seigle (ou blé russe) était entassé dans une immense meule en spirale de plusieurs mètres de hauteur, faite par Jean-Marie Benoît. Pour la terminer, 3 ou 4 hommes, adossés à une grande échelle se passaient les gerbes, une à une, jusqu’au sommet qui se terminait comme les toits de chaume, par une couronne de gerbes renversées, liées les unes aux autres, sorte de faîtage rejetant la pluie sur l’extérieur de la meule. Une deuxième meule stockait le blé (ou froment).

L’avoine et l’orge, nourriture des volailles, des porcs et des moutons, étaient emmagasinée dans la grange des brebis. Au début une dizaine d’hommes formant une chaîne, se passaient les gerbes une à une pour les amener au fond de la grange. A mesure que le stock augmentait, la chaîne raccourcissait.

Les lentilles et les petits pois étaient rentrés en dernier.Il y avait aussi les « navettes » ou le colza utilisé pour la fabrication de l’huile.

Cette rentrée des céréales nécessitait une main d’oeuvre importante : c’était la « bouade » : les voisins donnaient une journée de travail qu’ils récupéraient pour leurs travaux.

Denis Hermet

COMMUNAUX PLANTES
La coupe annuelle dans les parcelles du bois du Lac
La coupe annuelle dans les parcelles du bois du Lac

Sur le versant nord du Ruisseau de la Meule, sur un dénivelé d’environ 200 mètres, s’étalait la coupe du Lac, le bois réservé aux habitants du hameau du Lac (commune de Vèze).
Il était divisé en trente parcelles perpendiculaires à la ligne de pente. Chaque année on procédait à la "coupe" et le bois était divisé entre les sept familles. Une procédure communautaire bien réglée et acceptée par tous...

"Chaque parcelle du bois du Lac était desservie par trois chemins d’exploitation où pouvait rouler un attelage : l’un au sommet de la pente, accessible des champs du village, l’autre à mi-pente et le troisième longeant le ruisseau.

Tous les trente ans, une parcelle était partiellement abattue, seuls les arbres ayant entre soixante et quatre-vingt dix ans étaient coupés. Ainsi la forêt se régénérait-elle à son rythme, sans bois mort ni invasion des arbustes, sans dopage ni alignement comme aujourd’hui. Là poussaient en futaie, des hêtres et des chênes majestueux au tronc rectiligne surmonté d’une large couronne de branches.

Avec la fin de la belle saison, fenaison, moisson et ramassage des pommes de terre terminés, les hommes du village étaient plus disponibles : c’est alors qu’on préparait la « coupe ».
A une date convenue, les hommes, un par foyer, cognée et masse sur l’épaule, passe-partout en bandoulière, coins dans la musette avec le casse-croûte et la chopine, se retrouvaient à la sortie du hameau du Lac sur le chemin conduisant au bois situé à plus de deux kilomètres.

Monsieur L’Héritier, le garde forestier, un ancien d’Indochine, avait quelques jours avant repéré les arbres à abattre sur la parcelle de l’année, en tenant compte de leur âge, de leur taille et du nombre de lots à fournir aux familles.

Le jour de la coupe, le garde forestier était accompagné du « président », un homme du village qui présidait l’opération. Chaque année ce rôle revenait à un homme d’une famille différente.

Le garde marquait de sa hachette estampillée ONF les arbres à couper. Un coup de hachette sur le tronc pour enlever l’écorce, un coup de tête sur l’entaille et les trois lettres ONF apparaissaient sur le bois nu. La même chose était effectuée qui ce qui deviendrait la souche.
Pendant ce temps, le reste du groupe avait tombé la veste et préparé les outils. Au retour du garde, l’abattage pouvait commencer.

Par groupe de deux, les villageois se dirigeaient vers les arbres à abattre. On dégageait le pied : feuilles mortes, brindilles, petits rejets, puis on commençait l’entaille qui déterminerait l’endroit de la chute. Cet endroit était très important car le terrain de la coupe du Lac était très accidenté et l’accès difficile pour les attelages. On essayait donc de se rapprocher au maximum des chemins d’exploitation.

A la base du tronc était donné un coup de scie correspondant environ au quart du diamètre de l’arbre, du côté où il chuterait. On dégageait la partie supérieure au coup de scie, à grands coups de cognée afin d’élargir l’entaille dans le sens de la hauteur. L’entaille terminée, le passe-partout entrait en jeu du côté opposé.

Tiré alternativement de chaque côté, l’outil bien affûté, commençait son va-et-vient et pénétrait lentement dans le tronc. Les hommes, à genoux, souvent dans une situation inconfortable, ahanaient sur les poignées et suaient à grosses gouttes. L’arbre ne bougeait pas, à peine un frémissement au bout des branches. Les oiseaux s’étaient tus. On n’ entendait que le bruit des outils et les voix des hommes.

La scie continuait son chemin. Les bûcherons s’interrompaient, plantaient le premier coin du côté opposé à l’entaille et ainsi orientaient la chute. La scie, libérée par le coin qui empêchait l’arbre de la serrer, avançait plus librement. Les premiers craquements se faisaient entendre. A chaque coup de scie, l’arbre vacillait et se penchait progressivement. Encore quelques va-et-vient de la scie, puis les hommes s’éloignaient du tronc, laissant l’outil en place. Un grand cri résonnait dans la forêt : Attention !!! A grands coups de masse, l’un des hommes enfonçait le deuxième coin à côté du premier. A chaque coup, l’arbre se penchait un peu plus. Puis sa chute s’accélérait…Les craquements s’amplifiaient…Le géant basculait complètement et s’abattait dans un fracas de branches cassées en libérant sa souche. Le débardage pouvait commencer.

A la hachette, on dégageait l’extrémité des branches. Les branchettes étaient rassemblées en tas sur place. Elles auraient trente ans pour pourrir, mais avant elles serviraient d’abris aux animaux, de nourriture aux parasites et vermines et d’engrais ou d’humus aux prochains géants.
Les branches ainsi dépouillées étaient débitées d’un coup de hache tous les deux mètres, puis charriées à bras d’hommes et entassées au bord des chemins creux. Les plus grosses et les plus lourdes étaient regroupées sur place. On viendrait les chercher avec des attelages pour les traîner jusqu’aux chemins. Elles serviront de bois de chauffage pour l’hiver.

Restait le tronc, bien droit, bien rond, sans aucune branche, souvent sans aucun nœud. Il était débité en deux billes de trois ou quatre mètres. Chaque bille restait sur place. Plus tard, elle serait elle aussi, tirée par les attelages jusqu’aux chemins.
Ainsi, pendant une semaine, les hommes abattaient les arbres et préparaient le bois pour le transport. Le dernier jour, ils venaient avec un ou deux attelages, de préférence des bœufs, car la tâche était rude. Une chaîne, le « trinéi », était accroché au joug. Les bœufs liés avançaient de chaque côté de l’énorme bille.

Arrivés à cinquante centimètres de l’extrémité, la lourde chaîne venait entourer le tronc. On faisait donc baisser la tête aux boeufs afin que la bille touchât le joug et on amarrait bien la chaîne. Un "ha" d’encouragement. Les bêtes se campaient sur leurs quatre membres, tendaient leurs jarrets et levaient la tête.
La bille était soulevée à l’avant, évitant ainsi les vieilles souches ou les rochers épars sur le sol. Les boeufs avançaient d’un pas lent entre les arbres, donnant le coup de reins nécessaire si une souche retenait la bille qui traînait sur le sol, jusqu’au chemin le plus proche.
Les branches et les billes étaient ainsi regroupées au bord des chemins.

Sept lots de bois de valeur équivalente, (sept lots car il y avait sept foyers au village) étaient ainsi rassemblés le long de chacun des trois chemins d’exploitatation. Le dernier jour, le garde revenait vérifier que seuls les arbres marqués avaient bien été abattus et marquait chaque lot de un à sept, en chiffres romains, d’un coup de serpette, en présence de tous.

Le soir, en présence du président de l’année, réunis autour d’un verre, sept papiers numérotés étaient jetés dans un chapeau et chacun venait tirer le numéro de son futur lot.
Le sort en était jeté et personne ne discutait l’attribution même si le lot du voisin semblait plus attrayant (grosses billes ou accès plus faciles).

Si l’arrière saison était belle, chaque famille pouvait venir avec son attelage récupérer son bois. Si non, elle attendait le printemps suivant.
La charrette était arrêtée dans le chemin creux. Les branches empilées à la main sur le véhicule et amarrées avec une corde. La charrette ainsi chargée, parfois surchargée, était ramenée à la ferme au pas lent des boeufs. Souvent deux ou trois heures étaient nécessaire au retour. Arrivés à la ferme, les boeufs passaient à l’abreuvoir, puis étaient déliés et avaient droit à une bonne ration de foin. Les branches, quant à elles, étaient stockées verticalement contre le mur exposé au sud, ainsi elles pouvaient commencer à sécher avant d’être débitées en rondins. De belles bûches pour aimenter la cuisinière et la cheminée.

Quant aux grosses billes de bois, représentant une certaine valeur, elles étaient soulevées par les boeufs sur la charrette et ramenées à la scierie pour y être débitées en plateaux, planches, madriers selon les travaux à réaliser à la ferme.

Sept à huit journées,étaient nécessaires pour rentrer le bois de chauffage pour l’année et stocker le bois utilisable pour les travaux de charpente ou de menuiserie. Rajoutées aux quatre ou cinq journées de préparation en commun, la coupe mobilisait les hommes du village pour au moins deux semaines..."

Denis Hermet

Transport du bois avec les boeufs jusqu’à la scierie du bourg de Vèze vers 1910

TEMOIGNAGE
Le battage au hameau de Chastres
Le battage au hameau de Chastres

Comme dans toutes les fermes, le battage, dernière grande activité de l’été, était fait par une entreprise qui possédait une batteuse et la machine à vapeur qui l’entraînait. Toute la famille et les voisins du hameau de Chastres étaient mobilisés pour ces journées difficiles mais collectives et appréciées pour leur convivialité dans une ambiance de fête et la solidarité qu’elles produisaient.

Le battage était fait par une entreprise qui possédait la batteuse et la machine à vapeur qui l’entraînait. Il fallait récupérer le matériel dans une ferme voisine. Déplacer la batteuse et la machine à vapeur, montées sur de petites roues en fer, sur des chemins creux, pendant plusieurs kilomètres, nécessitait au moins deux attelages de boeufs assez puissants.

La préparation

Le matériel : successivement machine à vapeur, batteuse et lieur, était alors callé sur l’aire de battage. La courroie passée sur l’un des grands volants de la machine à vapeur et sur la poulie d’entraînement de la batteuse était croisée et bien dans l’axe des deux machines afin de ne pas sauter quand elle serait en mouvement. Le lieur était acculé à l’arrière de la batteuse et attendait la paille battue pour faire de grosses bottes.

Le moteur électrique, fixé sur une remorque, et branché directement sur la ligne extérieure à l’aide de longues perches à remplacé la machine à vapeur.
Enfin, avec la route, est arrivé le premier tracteur, qui tirait le matériel d’une ferme à l’autre et qui, avec sa petite poulie latérale entraînait la batteuse.

Les jours précédents le battage il fallait prévoir de la nourriture pour une trentaine de personnes pendant deux jours :

-un tonneau de vin (une demie pièce ou 250 litres) installé dans le couloir et non pas à la cave comme d’habitude, afin qu’il soit à portée de main.

 quelques bouteilles de goutte pour terminer le repas du soir.

 tuer un cochon et faire les pâtés et les saucisses.

 tuer un mouton et le découper.

 prévoir les légumes encore au jardin : choux, navets, carottes, pommes de terre
La semaine de batteuse restait une grosse semaine de travail pour les femmes.

Le jour du battage

La main d’oeuvre était importante : environ une trentaine d’hommes pendant deux jours. Les journées étaient rendues aux voisins pour les mêmes ou pour d’autres travaux. Ainsi, Jean, le fils de la Boria de Chastres tournait pendant plusieurs semaines pour les battages dans les autres fermes.

La tâche était rude mais dans une ambiance de fête. Vers huit heures, alors que le batteur chauffait la machine à vapeur, les hommes arrivaient des fermes ou des villages voisins. Le café était pris à la ferme. Le batteur avait commencé sa journée depuis bien longtemps : il avait allumé la chaudière afin de chauffer l’eau et de mettre la vapeur sous pression .

Au coup de sifflet de la machine, les hommes se dirigeaient vers l’aire de battage. Le « coare » distribuait alors les tâches. Chacun avait sa spécialité et se dirigeait vers son poste de travail.

La machine à vapeur lâchait ses volants. D’abord lentement, puis prenant de la vitesse, les deux grandes roues tournaient dans le ciel matinal avec un léger ronflement. L’une d’elles entraînait la courroie qui activait la batteuse. Le cylindre métallique hérissé prenait lui aussi de la vitesse. Le tamis frémissait. Le vanoir soufflait à vide. Le lieur, lui aussi, commençait à tourner à vide, avec un bruit métallique.

Tous les appareils étaient en marche. Tous les bruits s’ajoutant, la musique de fond, comme au cinéma, était donnée pour la journée. Il fallait hurler pour s’entendre mais le travail de chacun demandait beaucoup d’attention et l’on ne parlait pas beaucoup.

A chacun sa tâche

Volant de fourche en fourche, les gerbes sortaient de la grange ou descendaient de la grande meule et arrivaient sur le plateau de la batteuse.
Debout sur une marche, les bras à hauteur du plateau, un homme muni d’un grand couteau, accueillait chaque gerbe d’une main ferme, tranchait d’un coup sec la ficelle et l’enlevait.
A côté de lui, un deuxième homme, ouvrait la gerbe, étalait la paille et la dirigeait, épis en avant, vers la gueule où le cylindre métallique aux dents pointues l’avalait.
Les épis éclataient. Les grains crépitaient contre les parois intérieures. Alors que la paille, libérée de ses épis, se dirigeait vers l’arrière de la machine pour tomber dans le lieur, les grains tombaient sur le tamis frémissant et avançaient en sautillant. Le souffle du vannoir emportait les balles légères (la ventilla) vers l’extérieur. Les grains bien nets, libérés de leur enveloppe, tombaient dans le caisson comportant deux ouvertures munies d’un clapet.

Debout sur un marchepieds, à cinquante centimètres du sol, un troisième homme fixait alternativement, un sac en forme de saucisse à chaque clapet, ouvrait la trappe et veillait à son remplissage. Le sac plein, il le libérait et le liait avec une ficelle en faisant une double boucle.

A côté de lui, un quatrième homme rangeait les sacs pleins en attendant les porteurs. Quand le porteur arrivait, les deux hommes prenaient un sac plein à chaque extrémité. Deux ou trois balancements, le sac s’envolait et atterrissait sur les épaules du porteur qui avait fait un quart de tour pendant que le sac était en l’air.

Le porteur, prenait alors, d’un pas régulier, le chemin caillouteux qui conduisait à la ferme, franchissait le seuil, grimpait le large escalier de pierres jusqu’au premier étage, puis l’escalier en bois très raide qui conduisait au grenier. Là, il se libérait de son fardeau, tirait sur la boucle de la ficelle, soulevait le fond du sac.
Le grain s’écoulait alors dans la parcelle du grenier qui lui était réservée sur une cinquantaine de centimètres de hauteur. (Pendant les quelques semaines qui suivaient le battage, le grain était retourné à la pelle afin qu’il soit ventilé et qu’il ne s’échauffe pas.)
En redescendant, au bas de l’escalier, sur la table de la cuisine, chaque porteur disposait d’un verre posé à côté d’une bouteille de vin, où il pouvait se servir s’il avait soif. Puis il se dirigeait vers la batteuse en ramenant son sac vide.

A la sortie du lieur, les bottes de paille battues étaient chargées sur les chars et ramenées dans les différentes granges où elles serviraient pendant tout l’hiver pour la litière des différents animaux : porcs, moutons, vaches...

Chacun remplissait au mieux sa tâche, bien que la journée soit longue. Quelques coupures permettaient de souffler :

 vers neuf heures et demie, les filles, passant de poste en poste, distribuaient une pointe de pâté aux pommes bien consistant, avec un verre de vin ou de café.

 à midi, bien que le repas fût copieux, il ne durait pas trop longtemps, car la machine comme les hauts-fourneaux ne devait pas se refroidir.

 vers quatre heures trente, nouvelle tournée casse-croûte.

La journée terminée, c’était la fête. Repas copieux, arrosé et prolongé par des histoires ou des chansons dont une de circonstance : la chanson des blés d’or, chantée par Alfred Albaret, qui habitait derrière la ferme de la Boria à Chastres (Feydit/Allanche).
Vers minuit, chacun regagnait sa chaumière en attendant le lendemain, pour la deuxième journée.

Denis Hermet

CEREALES
L’expédition d’automne au moulin
L’expédition d’automne au moulin

Avec l’automne, les gros travaux agricoles étaient terminés. Pour les paysans les journées se libéraient. C’était le moment d’apporter le grain au moulin. Un rituel autant qu’une nécessité.

"Les sacs à grain remplis la veille, étaient descendus du grenier et rangés dans le caisson du camion. Pas le camion à moteur, mais le camion à quatre roues en bois dont deux directrices, tiré par deux chevaux. Le camion chargé, on attelait les chevaux. Le paysan s’installait à l’avant, sur le siège du conducteur et fouette cocher, il prenait la direction d’Auriac-l’Eglise où se trouvaient les trois moulins hydrauliques sur la Sianne dans le fond de la vallée.

Les sacs déchargés étaient vidés dans l’avaloir. Le meunier ouvrait le sas, la roue à aubes prenait de la vitesse et entraînait la meule tournante au dessus de la meule dormante. La trappe de l’avaloir ouverte, libérait le grain qui s’engouffrait entre les deux meules. La farine s’écoulait alors sous les meules, traversait le tamis frissonnant et se délestait des balles, enveloppes du grain. Les sacs, alors remplis de farine, étaient chargés sur le camion et l’on reprenait la route du retour vers la ferme.

Après plusieurs expéditions semblables, la ferme disposait d’assez de farine pour fabriquer son pain pour toute l’année.

Denis Hermet
 

SUR LE PLATEAU DU BRU
Jour de labour avec les boeufs
Jour de labour avec les boeufs

Le travail du sol est la première activité agricole de l’automne qui ouvre la terre pour recevoir l’ensemencement ou les plantations. Depuis le début du 20ème siècle le labour a bénéficié de nombreuses innovations techniques. André, fils de paysan raconte la pratique ancestrale du labour avec charrue et attelage de boeufs sur le plateau du Bru de Charmensac.

"Une journée de labour commençait très tôt car le travail se faisait lentement au rythme des bœufs. Tout d’abord il fallait lier les bœufs au joug. On en détachait un seul de sa crèche. Il s’avançait entre les portes de l’étable dès qu’on commençait à l’attacher au joug avec les courroies. Ensuite on allait chercher le second bœuf qui déjà s’avançait docilement à côté de son compère qui redressait la tête pour lui permettre de passer la sienne dans le joug . On liait alors définitivement les deux animaux.

Si l’on commençait le labour d’un champ, il fallait charger la charrue ou le brabant dans un tombereau pour son transport depuis la ferme . On n’oubliait pas la portion de foin pour nourrir les bœufs pendant la pause mis dans un drap ( le bourra) noué avec ses quatre coins . Il ne fallait pas non plus oublier la chaîne (trinier) qui servirait à extraire les pierres soulevées au cours du labour . Le sac pour le casse-croûte du matin et tout était prêt pour une journée de labour sur le plateau du Bru (Commune de Charmensac).

Arrivé au champ, déchargement de la charrue, attelage des bœufs et commencement de la raie avec la charrue guidée par le laboureur à l’aide de ses manches pour que la raie soit le plus droite possible. Parfois un réglage était nécessaire pour que la charrue retourne la largeur ou la profondeur de terre voulue. C’était plus facile avec la charrue de type brabant car elle possédait deux roues à l’avant qui la stabilisait .

Parfois le soc de la charrue accrochait une pierre ou un rocher . Les bœufs s’arrêtaient . Si la pierre était trop grosse, le laboureur soulevait l’arrière de la charrue, les bœufs avançaient au commandement et il reposait la charrue après la pierre . Si la pierre était déplaçable le paysan reviendrait plus tard et à l’aide de sa chaîne ou du traîneau à céréales il l’emmènerait en bordure de son champ ( c’est ainsi que l’on voit parfois des tas de pierre aux environs des champs) cela lui permettrait aussi de compléter le mur bordant son champ comme l’avaient fait ses ancêtres.

Arrivé au bout de la raie, les bœufs devaient être dirigés pour faire demi-tour ; retourner le soc de la charrue si celle-ci était réversible et l’attelage repartait dans l’autre sens . Si la charrue ne possédait qu’un soc on faisait du labour en planche ; c’est à dire que l’on tournait autour de la première raie que l’on avait creusée au milieu de la surface à labourer . Dans un champ il pouvait y avoir plusieurs planches . On remarque, au soleil couchant, les vestiges de ces anciens labours abandonnés où on distingue des mini vagues .

Le laboureur était suivi par son chien qui ne manquait pas de dévorer les souris s’échappant de la terre retournée ; c’était aussi le cas des rapaces prompts à s’abattre sur les mulots s’échappant des raies .

A midi l’épouse ou quelqu’un de la ferme apportait le repas (l’esparti) dans un panier . Les bœufs en profitaient pour souffler un peu et manger le foin apporté le matin

Si le laboureur était aussi chasseur, en partant le matin il prenait son fusil en bandoulière . Cela lui permettrait de tirer en automne les pigeons ramiers qui migraient mais aussi plus tard dans la saison les lièvres qui avaient gîté dans les raies déjà réalisées à l’abri des premières gelées".

André Thomas

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