• TRAVAIL DU SOL

    Le racloir pour charrue de labour

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  • SEMAILLES D’AUTOMNE

    Le semis à la volée

    Le semis traditionnel d’automne à la volée, grand travail de l’année agricole, est une technique simple qu’en apparence. C’était d’ailleurs une tâche réservée à l’homme le plus qualifié de la (...)

  • MAITRISE DU BETAIL

    L’aiguillon à bœuf

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  • BON SENS ET MAXIMES

    Utiles observations d’un paysan de Fraissinet (Auriac-l’Eglise)

    Dans son livre « La terre sacrée » (1930) sur l’histoire d’une famille paysanne de 1623 à 1930 au hameau de Fraissinet, commune d’Auriac-l’Eglise, le capitaine de dragon Jean-Louis Boudon (...)

  • USAGES

    L’indispensable sac de jute pour le grain et la farine

    Utilisé depuis des siècles pour conditionner, transporter des denrées, conserver, commercialiser, le sac en toile de jute, matière de fibre naturelle, était d’un usage courant dès le cours du (...)

  • REGLES DU FERMAGE

    Exemple d’un bail rural des années 1930 à Charmensac

    Le bail rural est un contrat pour la location d’une propriété rurale entre un exploitant et le propriétaire du bien régit par le Code Rural.. Au cours du 20ème siècle le bail rural agricole a (...)

  • ARCHEOLOGIE

    Conférence sur un site archéologique majeur de la vallée de la Sianne

    Depuis plusieurs années les chantiers de fouilles sur le plateau basaltique de Lermu livrent des secrets sur les lointains occupants de notre vallée. Fabien Delrieu nous dira tout sur ce site (...)

  • DESTINATION

    Le Cézallier, la nature, les grands espaces...

    Le Cézallier, paradis des formes et des couleurs... un territoire unique en France, fabuleusement attirant. A découvrir son patrimoine en toute saison.

  • HEBERGEMENT TOURISTIQUE

    Un nouveau gîte municipal à Auriac-l’Eglise

    Entièrement rénové et aménagée l’ancienne école située au centre du bourg d’Auriac-l’Eglise offre désormais un lieu d’hébergement familial et modulable de qualité jusqu’à 10 personnes.

  • GENRE DE VIE

    Notre exposition d’aquarelles sur les burons, actualisée, sera présentée cet été à Vèze

    Une quinzaine de nouvelles reproductions d’aquarelles sur les burons situés sur la commune de Vèze viennent d’être réalisées par l’artiste Alain Delteil. A voir dès le 20 juillet 2024 à la salle (...)


Patrimoine
Les Activités
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Objets et machines

Les objets racontent la vie des familles, les gestes des hommes, leurs convictions. Symboles d’un art de vivre et des savoir-faire ancestraux, les objets ont une histoire ; ustensiles pour cuisiner ou se chauffer, s’éclairer, se laver, batterie de cuisine, objets pour manger ou recevoir, machines pour le travail de la ferme, outils des champs ou des ateliers, éléments du bâti...

Les objets font bien partie intégrante du patrimoine culturel commun car ils ont une valeur d’usage, une valeur d’attraction par leurs apparences et leurs caractéristiques, une valeur symbolique qui vient du fait qu’ils témoignent d’idées, de situations de vie du passé et qu’ils nous permettent aujourd’hui d’être en contact avec les sociétés et les populations d’époques variées. Les objets ont une capacité de transmettre une émotion. A découvrir.

LE TEMPS QUI COURT
L’horloge Comtoise adoptée dans le Cantal
L’horloge Comtoise adoptée dans le Cantal

Droite ou violonnée, d’origine franc-comtoise, l’horloge était quasiment présente dans tous les intérieurs anciens, placée généralement face à la porte d’entrée de façon à pouvoir lire l’heure de l’extérieur sur le pas de la porte.

La pénétration tardive de l’horloge en milieu populaire auvergnat s’est progressivement substituée à l’observation du soleil. C’est à partir de 1830 que la « Comtoise » a conquis l’ensemble des régions françaises dont le Cantal.

Devenue un élément incontournable pour la vie quotidienne ponctuée par le temps, l’horloge Comtoise adoptée dans la maison rurale était soit incorporée dans la boiserie des alcôves et des lits mi-clos, soit devant la boiserie entre deux alcôves.

Un meuble qui a ses normes

Plusieurs styles se retrouvent encore aujourd’hui dans les Comtoises toujours en fonction dans les maisons du Cézallier. La structure du bois d’horloge en merisier ou en sapin est toujours constituée de trois parties : la tête, qui supporte le cadran émaillé et finement décoré et qui indique toujours le nom de l’horloger local ou le diffuseur de la ville voisine. La caisse est droite sans aucune ouverture sur le devant mais le plus souvent violonée, une forme qui triomphait au 19ème siècle.

Le renflement est déterminé par le balancier et généralement pourvu d’un oculus qui permet de voir le balancier. Le soubassement qui offre une partie plane est souvent décorée d’une sculpture populaire ou d’un motif floral en couleur.

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POTERIE
La buire
La buire

Pour la conservation des aliments, on utilisait dans les familles des poteries en terre cuite. La buire, est une grosse potiche destinée à la conservation de l’huile de noix.

Cette buire ou melard, de 70 cm de hauteur, longtemps utilisée à La Croze (Auriac-l’Eglise), est en terre cuite émaillée verte, avec deux poignées et un bec verseur. Elle est décorée de côtes verticales et horizontales, participant au décor comme renfort. On la plaçait près de la cheminée. Elle assurait la réserve en huile pour la cuisine et les lampes d’éclairage.
Les melard, produits principalement à Lezoux, se faisaient en toute dimensions, pour des contenances allant jusqu’à 150 litres. On les posaient généralement sur des trépieds faits d’une fourche d’arbre montée sur trois branches et fermée par une quatrième.


OUTIL DES CHAMPS
La ciselle
La ciselle

Petite enclume appellé "lo cisel" avec laquelle les faucheurs redressaient" et affilaient le tranchant" de la faux à l’aide de petits coups de marteaux. Cette technique traditionnelle d’affutage sur les lieux mêmes du fauchage n’a pratiquement plus cours aujourd’hui.

Le faucheur devait fréquemment aiguiser sa lame, utilisant un marteau et une enclumette, puis une pierre à aiguiser rangée dans un étui à pierre à faux ou coffin.


OUTILS DES PALHAS
Le bocau et le pic
Le bocau et le pic

La pioche et le pic étaient des outils indispensables aux cultures en terrasses. Les mots "palhàs" à vigne étaient autrefois rarement prononcés sans le mot "pic" ou "bocau".

LE BOCAU
Le bocau était la pioche la plus utilisée. L’outil est formé d’une pana et de deux banas.
- La pana sert à couper les herbes ou les mottes de racines, ce qui exige d’elle un tranchant bien aiguisé.
- Les banas servent à soulever la terre par mottes.
Les deux parties sont légèrement inclinées vers le manche pour profiter de façon optimum de l’effet de levier, obtenu par appui sur la douille.

Le principal attrait de cette pioche est son poids et l’existence de ses deux dents.Le poids peut-être considéré comme un atout car la pioche s’enfonce en terre plus aisément, après sa chute. Cependant, l’énergie économisée pour planter l’outil est utilisée lorsqu’il faut le lever
au-dessus de la tête, afin de prendre de l’élan. Le poids de l’outil varie entre deux et trois kilos, en incluant le manche.

L’autre atout indéniable du bocau est son efficacité. Chaque fois que l’outil est planté en terre, grâce à ses deux dents, il prend le double voire le triple de terre que dans le cas d’une pioche à dent unique. C’est la largeur d’écartement des dents qui détermine le rendement de l’outil.

Sur les palhàs de la vallée de la Sianne, le bocau était utilisé pour tous les travaux qui avait pour but de renuer la terre. Pour fouiller le sol, avant de planter la vigne, on pouvait utiliser un bocau dit de terrassier, sensiblement plus lourd, plus gros avec des banas ayant un écartement plus important.
Le bocau classique servait également à creuser les fossés, à biner et à déchausser lorqu’il était muni d’une pana étroite.
Sur les palhàs, comme sa capacité était très importante à chaque coup de pioche, on l’utilisait de façon à diriger la terre vers le haut de la parcelle.

LE PIC
Le pic est l’autre pioche qui a aussi été utilisée sur les terrasses. Le pic, est une pioche à une seule dent et une pana, souvent moins large que celle du bocau. La dent peut être soit pointue soit en former de pane.
Les anciens rapportent que le choix entre le bocau et le pic se faisait en fonction de l’aspect de la terre. Dans une terre sans cailloux, rien n’empêchait d’utiliser la pioche à deux dents, alors que dans une terre caillouteuse elle était sans cesse déséquilibrée,ce qui représentait une perte de temps pour le piocheur.

PATRIMOINE

L’eau

La Sianne, notre rivière

Cascades : la magie de l’eau

Mémoire d’eau

Les abreuvoirs

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Les puits

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La vie agricole : le travail (1)

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La vie agricole : témoignages (2)

La vie agricole : outils et techniques (3)

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La Résistance (39-45)

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Cloches et clochers

Les pèlerinages à Laurie et au Bru de Charmensac

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de procession

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L’imagerie médiévale religieuse

Les objets de piété

Des pratiques religieuses collectives

Les autels en marbre blanc

Les reliquaires